Les médicaments

ATTENTION : les délires des personnes sensitives peuvent être AISEMENT confondus avec des réactions schizophréniques ( Dr Kretschmer : « Paranoïa et sensibilité » page 6). Cependant nous allons montrer que les sensitifs, même dans ces cas là, répondent bien à un antidépresseur SEUL bien choisi.  Ceci sera prouvé  à la fois par l’analyse de documents rédigés par des médecins psychiatres et  aussi par les constats effectués auprès de nos correspondants sensitifs.  La paranoïa sensitive est en effet une VERITABLE dépression engendrant des symptômes psychotiques. Elle fait partie des  « DEPRESSIONS PSYCHOTIQUES ». 

Ce chapitre sur le traitement sera composé de cinq parties:

I. Efficacité d’un antidépresseur seul 

    1.Analyse documentaire

    2. Constats auprès de nos correspondants

II.  Le traitement ne doit pas comporter d’antipsychotique sur le long terme

    1.Analyse documentaire

    2. Constats auprès de nos correspondants

III. Le traitementne doit pas comporter d’anxiolytique sur le long terme

    1.Analyse documentaire

    2. Constats auprès de nos correspondants

IV.  Choix précis du traitement en fonction des cas

I. Efficacité d’un antidépresseur SEUL.

    1. Analyse documentaire

Aucune étude randomisée portant sur le traitement de la sensitivité n’a été réalisée à ce jour. Cependant certains psychiatres ont cherché à connaitre quels sont les médicaments les plus adaptés pour stabiliser les personnes sensitives.

Il semble qu’un consensus se soit établi petit à petit pour un traitement par un antidépresseur SEUL. Plus d’une douzaine d’articles dans les revues psychiatriques le confirment. Nous en citerons 8. 

1.FOURNIER dans son article « FLOXYFRAL et délire de relation des sensitifs de KRETSCHMER »indique : « La particularité de ce délire réside dans le fait que bien qu’appartenant à la catégorie des délires paranoïaques, il se différencie du genre principal par sa curabilité. Cette curabilité étant favorisé par un traitement antidépresseur….Ceci est établi depuis de nombreuses années ; il s’agit là d’une sorte de paradoxe puisque les délirants étaient traditionnellement traités plutôt avec des neuroleptiques alors que la prescription d’antidépresseurs devait plutôt favoriser la recrudescence du délire, le cas du délire de KRETSCHMER échappant à cette règle

2. M.ESCANDE et B.BONNET dans LA SEMAINE DES HOPITAUX de 1985 Fasc.14 p.897 mentionnent ; « Plus récemment, SCOTTO et HUBER ont assimilé le concept de KRETSCHMER à celui de délire chronique curable par les antidépresseurs ».

3.  Le professeur des universités Jean Louis SENON enseignait à la Faculté de Poitiers dans son cours « Psychoses et délires chroniques ». Au paragraphe « 2.2.1.3 » de ce cours intitulé « Le délire de relation des sensitifs de Kretschmer (ou paranoïa sensitive) » il a écrit : « Ce délire, au niveau thérapeutique est sensible aux antidépresseurs sérotoninergiques (RS) ».

4. A.AMAR et P.LEMOINE dans la revue GAZETTE MEDICALE de 1996 Vol 103 n°11 p.26-27 indiquent :« les délires de relation répondent assez bien aux traitements antidépresseurs et évoluent favorablement moyennant un suivi régulier ».

5. Professeur J-M SUTTER indiquait  dans un article intitulé « Efficacité du traitement thymo-analeptique dans certaines psychoses délirantes chroniques sans symptomatologie dépressive » indiquait: « Pour notre part, ce sont d’authentiques guérisons qu’il nous a été de voir survenir chez certains psychotiques chroniques à la faveur d’un traitement thymoanaleptique (=antidépresseur) prescrit après échec d’une cure neuroleptique et malgré l’absence de dépression manifeste ».

Après la présentation de 2 malades, le Professeur SUTTER poursuit : « Nos 2 malades apparaissent rétrospectivement (et la disparition du processus psychotique les a rendus à eux-mêmes tels qu’auparavant) comme des sujets sensibles…On reconnait là les traits du « caractère sensitif » tel que le décrivait KRTSCHMER. »

6. A.PROSPERI et G.PUPESCHI ont publié dans « la Revue française de psychiatrie et de psychologie médicale » 2002 vol.6 p55-60 un article intitulé :« Approches psychopathologique, clinique et thérapeutique du délire de relation des sensitifs ;à propos d’un cas ». Ils y ont mentionné :« Cette position du délire de relation par rapport à la dépression semble d’autant plus intéressante qu’il va en découler une stratégie thérapeutique bien différente de celle adoptée face à une paranoïa classique, avec en l’occurrence la nécessité de prescription d’une chimiothérapie antidépressive. » 

7. Le professeur Jean GUYOTAT, dans son article « La paranoïa aujourd’hui Aspects cliniques et thérapeutiques » indique « Chimiothérapies …Traitement de la dépression surtout dans la paranoïa sensitive par des antidépresseurs »

8. Georges CHARBONNEAU commence le résumé de l’article « Approche phénoménologique de la paranoïa sensitive de E. Kretschmer » paru dans la revue PRATIQUES PSYCHOLOGIQUES de 2007, fasc. 2 p.153-167 par ces mots : « La paranoïa sensitive de Kretschmer est une forme dépressive de paranoïa ».

Comme le souligne le professeur SUTTER au paragraphe 5 ci-dessus, et comme nous l’avons également constaté auprès de nos correspondants, de nombreux sensitifs ne montrent aucun signe de dépression.

 

    2. Constats auprès de nos correpondants

Depuis plus de 5 ans nous accompagnons par messagerie nos correspondants sensitifs situés dans toute la France et également à l’étranger. Nous avons constaté que les personnes qui progressaient étaient celles qui avaient comme traitement un antidépresseur seul. Ainsi 7 personnes ont pu se rétablir dont une majorité était souffrante depuis de nombreuses années dont une depuis 36 ans. Ces personnes sont par rang d’âge : une étudiante en psychologie de 18 ans, une ingénieure de 30 ans, un jeune homme de 30 ans, un diplômé en biologie de 37 ans, une infirmière de 40 ans, une enseignante de 47 ans, un diplômé pharmacien de 56 ans. 

II. Le traitement ne doit pas comporter d’antipsychotique sur le long terme 

Certaines personnes sensitives souffrent parfois d’épisodes aigus présentant des délires d’allure dissociative. On est alors tenté d’utiliser des neuroleptiques incisifs pour abraser une partie de ces symptômes délirants. CEPENDANT LA DUREE DE CE TRAITEMENT DOIT ABSOLUMENT ETRE LA PLUS COURTE POSSIBLE (MOINS D’UNE SEMAINE). En effet, à long terme, les antipsychotiques ont une action dépressive qui neutralise totalement l’effet de l’antidépresseur et peut même provoquer assez fréquemment une dépression sévère.

1.  Analyse documentaire

Les 3 documents ci-dessous témoignent de l’action dépressive à long terme des antipsychotiques.

a. M.ESCANDE et B. BONNET dans un article de la SEMAINE DES HOPITAUX, 1985, n°14, pages893-899

indiquent : « L’effet positif des antidépresseurs soulève la question différente mais connexe de la survenue d’un état dépressif authentique au cours de l’évolution d’un délire paranoïaque traité par neuroleptique. La dépression dans ces cas est liée à des effets pharmaco-cliniques indubitables… ».

b.  Sur le site « Neuroleptiques et autres antipsychotiques- Pharmaetudes.com »

vous pouvez lire au début de la 2ème page, sous le trait de la séparation de la page : « A long terme s’associent anxiété, dépression, altération des fonctions cognitives ».

c.  Sur le site Wikipédia concernant les psycholeptiques

il est mentionné : « Les psycholeptiques sont des substances psychotropes considérées comme des sédatifs psychiques, qui ralentissent l’activité du système nerveux et ont une action dépressive sur l’humeur.

Le terme est issu de la classification des psychotropes selon Delay et Deniker, ils comprennent :

les nooleptiques tels que les hypnotiques (barbituriques) ;

les thymoleptiques tels que les neuroleptiques

    2.  Constats auprès de nos correspondants

Parmi nos correspondants sensitifs se trouvaient et se trouvent encore un bon nombre des personnes dont le traitement est une association dépresseur et antipsychotique. Ces traitements n’ont pas de résultats satisfaisants set peuvent durer des années voire des décennies sans améliorations notables. L’état  dépressif  n’apparait que dans certains cas. Certains auteurs ont parlé de « dépression masquée ». Si on supprime l’antipsychotique, la stabilisation a systématiquement lieu dans les 2 à 3  semaines.

1er exemple:

Le patient est un de nos proches, qui présentait tous les traits de caractère de la personnalité sensitive. Il avait été diagnostiqué sensitif par un psychiatre libéral réputé qui avait prescrit  50mg de SERTRALINE seule qui l’avait complètement stabilisé. Ce proche  arrêtait  systématiquement son traitement  au bout d’un certain temps sans nous le dire, car pour lui le traitement était signe de maladie, ce qu’il refusait d’admettre. Par la suite, il a donc arrêté son traitement, a rechuté, et est entré à l’hôpital. Sans aucun signe dépressif, il délirait complètement et déclarait en particulier que l’hôpital et les médecins étaient des faux.

Nous avons remis au nouveau psychiatre référent, une copie de l’arrêt de travail qui confirmait le diagnostic de la sensitivité et une copie des ordonnances de  SERTRALINE   qui  s’était révélée complètement efficace.

Le psychiatre référant a refuté  catégoriquement à la fois   le diagnostic et le traitement, il a diagnostiqué la schizophrénie  et a presccrit  pendant 7 semaines de fortes doses de neuroleptiques 300mg de LOXAPINE puis 80mg de ZUCLOPENTHIXOL. Notre proche  restait toutes les journées  vautré sur son lit, complètement dépressif.  Ensuite le psychiatre a prescrit 20mg de CITALOPRAM et 15mg  d’ARIPIPRAZOLE. Notre proche délirait toujours.

Nous avons réclamé auprès du Chef de service  et obtenu un essai de 15 jours sans ARIPIPRAZOLE. avec 20mg de CITALOPRAM seul.  Après ces 15 jours d’essai,.Notre proche était complètement stabilisé   Cependant, le psychiatre a alors cru bon d’ajouter à nouveau les 15 mg d’ARIPIPRAZOLE. Au bout d’une semaine, notre proche délirait de nouveau.

Nous avons réclamé encore une fois auprès du Chef de service et obtenu enfin un traitement composé de 20mg de CITALOPRAM qui a permis de stabiliser  notre proche.

Nous devons donc conclure qu’auprès d’une personne senitive une dose de 15mg d’aripiprazole suffit pour empécher toute action de l’antidépresseur.

2ème exemple

Un correspondant nous écrit dans son premier mail ;  » Je suis toujours isolé et traité comme une bête  curieuse dans mon village ». Dans la correspondance qui suit, nous apprenons  qu’il a été diagnostiqué sensitif par un psychiatre à l’âge de 20 ans. Pendant 35 années, il a  pris successivement  différents traitements mais  contenant tous  au moins un antipsychotique.   Ces traitements n’ont apporté aucune amélioration.

Lors de notre correspondance,  le traitement était CLOMIPRAMINE 75mg et RISPERIDONE  8 mg. Nous avons pu obtenir l’arrêt du RISPERiDONE.

20 jours après l’arrêt du RISPERDONE, nous recevons un mail de ce correspondant qui écrit ; «  Je reprends goût à la vie. Je ressents une certaine solidarité dans mon village. Je ne néglige aucun rapport amical qui puisse m’apporter de la sympathie…Je peux vous le dire maintenant, quand vous m’avez pris en mains,j’étais au bord du suicide… »

Dans le mail écrit après le rendez-vous avec la psychiatre qui a eu lieu après ce revirement, ce correspondant nous indique : « La psychiatre a été charmante, elle m’a simplement dit être très contente de l’amélioration de me voir beaucoup mieux ».

Dans ce cas là aussi, une dose d’antipsychotique (8mg de Risperdone) a empèché  l’action de l’antidépresseur.

3ème exemple

Un homme  a été examiné à l’hôpital pendant 1h30 par un Professeur qui a   diagnostiqué la sensitivité et n’a  remarqué  aucun signe de dépression.  L’épouse  du patient nous a  écrit à propos de son mari: » Il est persuadé qu’il va se retrouver en prison, que la police va débarquer, qu’à son travail, ils montent un dossier contre lui pour le faire incarcérer ». Le psychiatre référent a prescrit un traitement composé de QUETIAPINE 800mg, ACIDE VALPROÏQUE 1000mg,  SERTRALINE 25 mg. 

Lors d’un deuxième examen qui a eu lieu 7 semaines après le premier, le Professeur s’est aperçu des les premières minutes que le patient était dans un état dépressif sévère. Il était devenu très  dépressif alors qu’à l’origine il ne l’était pas et ceci malgré la prise de la SERTRALINE.  Nous écrivons au psychiatre référent pour lui indiquer que la dépression était due à  l’antipsychotique QUETIAPINE.  Il nous a répondu  qu’il était d’accord avec notre analyse et qu’il allait agir en conséquences.

 Dans ce 3ème cas, non seulement l’antipsychotique a empéché l’action de l’antidépresseur, mais il a rendu le patient dépressif.

III.  Le traitement ne doit pas comporter d’anxiolytique sur le long terme

    1. Analyse documentaire 

Sur la page Google : « Xanax, lexomil, que penser des benzodiazépines », et dans le paragraphe «  Traiter l’anxiété » on peut  lire : » Il faut noter que l’usage des benzodiazépines en tant qu’antidépresseur n’est pas approprié. Au contraire, ceux-ci vont corriger l’état anxieux et orienter vers l’état dépressif ». 

Dans la page Wikipédia sur les benzodiazépines, il est mentionné dans la présentation :  » l’usage prolongé des benzodiazépines (plus de quatre semaines pour les hypnotiques, jusqu’à trois mois voire plus pour les anxiolytiques et myorelaxants) est problématique en raison de l’apparition d’une accoutumance, d’une tolérance et d’une dépendance tant physique que psychologique et d’un syndrome de sevrage à l’arrêt de la consommation avec le risque de l’apparition d’un phénomène de rebond« .

Plus bas, au paragraphe « Indications posologie », il est indiqué : « L’usage des benzodiazépines comme « antidépresseur » est inadapté. Sur l’échelle simplifiée : état dépressif — état normal — état anxieux, les benzodiazépines se situent comme un correcteur d’un état anxieux et orientent donc plutôt vers l’état dépressif. Les benzodiazépines sont en particulier des « dépressants » (dépresseurs).

Les anxiolityques , tout comme les antipsychotiques induisent l’état dépressif et empêchent l’action de l’antidépresseur.

    2.  Constats auprès de nos correspondants 

    1er Exemple

Cette correspondante nous a écrit qu’elle avait été diagnostiqué sensitive 7 années auparavant. Elle nous a indiqué : « J’ai toujours plus ou moins ressenti un rejet des autres, mais je dirais que mes premiers vécus de persécution ont commencé, il y a 20 ans. J’ai senti que tout mon auditoire se moquait de loi. J’ai eu l’impression d’un tribunal devant moi. Je me suis assise hagarde à mon bureau…. J’ai eu l’impression que mes collègues parlaient entre eux en me dénigrant. »

Quelques jours après, elle a mentionné : « Actuellement, je souffre de sensations de rejet et d’une peur de l’abandon de la part de mon mari de plus en plus fortes. Les crises parano délirantes sont de plus en plus présentes. Je n’en peux plus ».

 Au moment de nos échanges cette personne avait un traitement composé de sertraline 50mg et de prazépam 20mg.  Elle nous a  avoué : » J’ai toujours eu un anxiolytique depuis 20 ans ». Avec l’assentiment du  psychiatre qui la suit, nous nous sommes mis d’accord pour  l’accopagner dans le  sevrage très progressif du prazépam.  Celui-ci a été  douloureux ( vertiges, tête lourde) et a duré presque 2 mois.

Dès  la fin du sevrage, la sertraline a pu agir  efficacement.  Elle a  considérablement abaissé le stress et les interprétations erronées ont disparu rapidement.

Voici 3 affirmations de cette personne à quelques jours d’intervalle :

Jour J de la fin du sevrage :  » Je commence à me demander si le regard négatif que je crois percevoir chez les autres ne serait pas une projectionde mon propre regard négatif et condamnateur sur moi »

Jour J+2 ; « J’ai tant haï le masculin, je l’ai dévalorisé, je l’ai rejeté à cause de ma blessure d’enfance. Je n’ai pas eu une belle image des hommes. Il est peut-être temps de faire la paix. Plein de portes s’ouvrent… »

Jour J+5 :  » Je commence à lâcher les ruminations qui m’ont pourri la tête. Je suis en train de réaliser que je n’ai pas besoin d’être parfaite pour être aimée de P…et de mes vraies amies… »

Cet exemple montre clairement que le Prazépam a empéché la sertraline d’agir  pendant des mois et des années.

    2ème exemple

Le paient est la même personne  proche dont il a été question dans le 1er exemple concernant les antipsychotiques .  Comme déjà indiqué notre proche arrètait  systématiquement son traitement.  Il a rechuté et est entré dans un autre hôpital. La psychiatre référent a prescrit escitalopram 20mg  et hydroxygine  50mg.

Après 5 semaines de traitement, notre proche se trouvait sans amélioration. Nous avons alors demandé à la psychiatre de faire un essai de 15 jours sans l’hydroxygine.. Nous avons  eu cette fois-ci plus de chance. elle a accepté et notre proche a été rétabli1 15 jours après.

 

IV.  Choix du traitement en fonction des cas

    1. Personnes ne prenant aucun traitement

Attention! Ce cas ne concerne pas les personnes 

  • qui prennent un contraceptif oral ou un autre traitement
  • qui allaitent ou qui sont enceintes
  • qui souffrent d’une autre maladie
  • qui consomme du ginkgo, de la valériane, de l’aubépine, de la  passiflore ou prennent des compléments alimentaires comme le  5-HT ou la SAM-e
  • qui sont âgés de moins de 16 ans

Sous ces conditions, le meilleur traitement pour soigner la sensitivité est une plante qui vit dans nos contrées  : le milepertuis. On trouve des extraits de cette plante en vente libre sur internet ou chez les herboristes sous forme de gélules ou sous forme de sachets. Ces compléments alimentaires ont reçu de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ansm) l’autorisation de la mise sur le marché (AMM) pour soigner la dépression légère et moyenne. Elle soigne aussi efficacement la  paranoïa sensitive.

Pour être sûr d’avoir la dose correcte de substance efficace, il est important de choisir un extrait normalisé à 3% d’hyperforine ou de 2 à 3% d’hypericine.. L’extrait de millepertuis contient plusieurs constituants qui ont chacun une action  différente  et modérée.   Ces différentes actions modérées s’additionnent pour produire une action globale efficace sans   qu’il y ait des effets secondaires gênants.  Ceci est la grand avantage du millepertuis par rapport aux médicaments.

Les personnes sensitives répondent de façon très différente au millepertuis. Pour choisir la  dose adéquate, il faut donc agir très progressivement. On commence par  900 mg par jour en 2  prises. Si au bout de 3 semaines complètes, on ne perçoit aucune amélioration, on doit passer à 1400 mg par jour en 3 prises.  Enfin, dans les cas les plus difficiles, si on ne perçoit aucune  amélioration au bout de 6 semlaines on doit passer à 1800 mg par jour en 3 prises. L’effet est cumulatif.  Plus la prise du millepertuis est prolongée,  plus l’effet est intensifié jusqu’à un effet limite maximum. L’effet continue quelque temps après l’arrêt du traitement.

Si au bout de 9 semaines, l’amélioration n’ est  pas apparue, il faut prendre un antidépresseur plus fort comme indiqué au paragraphe suivant.

En même temps que la prise du millepertuis, il est conseillé  de reéaliser une thérapie comportementale et cognitive comme indiqué à la page  de la thérapie. Ceci permet de se conforter dans un état de santé solide et d’éviter ainsi toute rechute.